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CAZANOVA
As the morning sun smiles upon the sea
An artist bows in secret joy
Filtered rays on bearded face
A lonely song, a seagulls cry
A thunderous set upon the reef
Savage and sensual
Like the passion within
A thousand lovers upon his lips
Hot lavender, honey, silk, and skin
Bittersweet memories of love and love lost
Sadness swells inside his breast
A single tear falls to the rocks below
As sirens beckon him to his sweet death
Eyes open, arms wide, he drinks in her beauty
The ocean breaks in luminous spray
A sacred moment, a silent prayer
A rainbow, the covenant, of a new day
©Volker Roloff
A rugged outdoorsman, elegant yet wily gentlemen, and charismatic connoisseur of women and nature, “Cazanova” (as I call him) is a figure as magnetic and mysterious as the Basque country itself. Rooted in natural maritime beauty, he studied Art at a young age, then traveled the world to collect experiences and observe the human condition. His work is heavily influenced by eastern philosophy, poetry, music, nature, and the female form. Franck Cazenave currently resides and works in Biarritz France (where he is born), teaching, inspiring, creating, and so generously sharing the gift of life that we call art.
Patrick Colton
Biarritz était une étendue triste et dépeuplée, un village pauvre vivant à peine du produit de la pêche ; des dunes couvertes d’herbes sèches et calcinées, longeant un océan souvent furieux qui battait une côte inaccessible et redoutable. Aussi sur ces falaises glaiseuses vivaient quelques centaines d’hommes et femmes, de race euskarienne, de religion particulière, s’exprimant dans une langue mystérieuse.
Dans ce village, vivait une belle jeune fille, Miarritze, qui eut une nuit un rêve étrange : le dieu Yahvé lui apparut et lui promit d’envoyer sur le territoire abandonné l’âme de Martin, son serviteur. Celui-ci apparaîtrait sous forme d’un oiseau au plumage coloré qui porterait dans son bec un poisson aux écailles d’or, symbole de la richesse et du bien-être qui naîtraient sur cette côte. Le discours de la jeune fille réussit à convaincre les habitants qui quelques jours plus tard repérèrent un merveilleux passereau, en fait un Martin-pêcheur. Cet évènement, sur les encouragements de Miarritze, poussa les habitants à construire des embarcations pour affronter la mer. Ils se lancèrent dans l’aventure de la pêche, en particulier des baleines qui folâtraient, nombreuses, au large.
Un jour de grande tempête, Miarritze, debout sur la grève, observe les efforts d’une barque de pêcheurs qui tente de gagner la plage, avant de s’échouer. Elle leur vient en aide et les accueille chez elle. Ce sont des marins venus de Gascogne, des Biarrins ou hommes pacifiques mais aguerris, pêcheurs et navigateurs avertis.
Elle épousera leur chef.
De leur union et de celle des deux noms naîtra la ville.